
Christophe EBRO, Fondateur de Kemberiñ
« À quelles étapes de mon projet innovant est-ce que je peux demander une aide publique ? »
Quasiment à toutes les étapes.
Lorsque vous investiguez et/ou validez les différentes hypothèses de tout type (technique, business, règlementaire, etc.) autour de votre projet, vous êtes en faisabilité : possible d’avoir un cofinancement qui sera de la subvention. Cela au début de la société, et à chaque étape où une validation significative sera nécessaire (ex nouveau produit, nouvelle version…)
Lorsque vous développez une nouvelle version avec des fonctionnalités innovantes, vous êtes en développement innovant. Vous pouvez demander un cofinancement dont la forme dépendra du « degré d’innovation » du projet : en général en prêt (taux 0 ou bancaire), voire une partie en subvention.
Pour chaque nouvelle version / évolution innovante de votre solution, possible de faire cette demande.
Lorsque vous avez un « prototype industrialisable », le transformer en produit est de la pré-industrialisation qui peut être cofinancée en particulier au niveau régional par du prêt.
L’industrialisation d’une solution innovante peut être financée au niveau des investissements à réaliser : achat de machines, immobilier… sous forme de subvention ou de prêt selon le degré d’innovation.
« Sur mon besoin de financement, comment identifier le montant à lever, faire la bonne proposition à l’investisseur ? »
Il faut commencer par bien séparer « besoin » et « levée » : la levée est une composante pour satisfaire le besoin mais pas la seule.
Il faut commencer par structurer le besoin, identifier les 3 composantes majeures, « R&D », « marketing » et « commercial » ; il sera alors possible d’identifier les aides (non-dilutives) qui pourront cofinancer une partie de ces besoins, à la condition bien sûr de pouvoir mettre en face les bons fonds propres.
Ensuite le besoin restant sera à satisfaire entre levée de fonds et dette bancaire. Un peu de calcul ici, en prenant en compte les fonds propres et dette existants avant la levée, ainsi que la nature des aides que l’on ira chercher (dette ou subvention), permettra d’identifier le bon montant à lever et la dette à y adosser.
Il est critique de présenter à l’investisseur un écosystème bien identifié (quelles aides, quelle dette) dans lequel il va venir s’intégrer, qui va minimiser son risque et le rassurer, et démontrer votre capacité à gérer au mieux en cherchant le maximum de non-dilutif : c’est ce qu’on appelle votre « stratégie de financement ».
Christophe Ebro - Identifier, orchestrer et obtenir vos financements.
Pour prendre contact avec Christophe c'est par ici